Il y a un siècle, Célestin et Élise Freinet posaient les jalons d'une démarche pédagogique exceptionnelle. Dans un monde meurtri par la Première Guerre mondiale, marqué par l'injustice sociale et où régnait
une pédagogie de la soumission et de la concurrence, ils ont voulu construire une « école du peuple », conjuguant au quotidien, et dans les apprentissages eux-mêmes, l'émancipation et la coopération.
Tout au long de leur vie, ils ont approfondi leur projet, précisant leurs analyses et élaborant de nouvelles « techniques ». Ils l'ont fait au sein d'un Mouvement, en relation avec de nombreux maîtres d'école, en France
et dans le monde. Ils l'ont fait avec la volonté de faire des enseignantes et des enseignants de véritables acteurs éducatifs, capables de préparer avec leurs élèves une société plus solidaire.
Depuis, de nombreux militants pédagogiques ont poursuivi inlassablement ce travail, fidèles aux principes de Freinet mais toujours inventifs pour leur mise en oeuvre. Ils sont à l