La violence habite notre vie, notre psychisme, notre société. Et les histoires de violence émaillent les parcours thérapeutiques. Comment le clinicien peut-il aider les familles en souffrance ? La violence s’infiltre dans tout type de lien : de couple, de famille, institutionnel... Elle est multiforme : physique, psychologique, verbale, visible ou invisible, souterraine, légitime ou illégale. Que dire, par exemple, de la violence potentielle des éducateurs ou des parents ? Que dire de « l’éducation positive » d’où la violence doit être éradiquée comme s’il s’agissait d’une maladie, dans la négation de son omniprésence en famille, à l’école ou dans les lieux de soins ? Une certaine dose de violence, inhérente à la conflictualité psychique, est structurante. Conjuguée à des sentiments d’amour, elle contribue à générer l’ambivalence, parallèlement aux processus de subjectivation. Le lieu de cette conjugaison est avant tout la famille, où l’enfant expérimente les interdits fondamentaux, où