Il y a un peu plus de dix ans, je publiais Le Suicide français. L’émoi fut considérable. Les journalistes, commentateurs, politiques rivalisèrent d’invectives à mon égard. On me traita de “passéiste”, “réactionnaire”, “misogyne”,
“homophobe”, “raciste”, “fasciste”.
Qu’avais-je fait ? Qu’avais-je dit ? Qu’avais-je écrit ? J’avais tenté de comprendre cette impression de dépossession qui étreignait nombre de Français, qui ne se sentaient plus chez eux dans leur pays. Il y a longtemps, l’écrivain français
du XIXe siècle Edgar Quinet avait eu cette formule : “Le véritable exil n’est pas d’être arraché de son pays ; c’est d’y vivre et de n’y plus