Des druides réunis en société secrète, des émules enthousiastes du Docteur Moreau qui remodèlent la chair vivante, un héros perpétuellement souriant qui lâche fous et estropiés en plein carnaval... Mardi gras est un défilé conçu pour décevoir les masses. La foule était venue pour rigoler, elle repartira bien déçue. Qu'il prenne à de jeunes esthètes vêtus de noir la fantaisie de mettre en pratique le slogan d'André Breton en tirant au hasard dans la foule, et la société, effrayée, proteste. La violence en art doit rester formelle, limitée à la provocation et au scandale. Il arrive que cette violence ritualisée touche jusqu'au corps, dernier refuge du sacré, ultime objet du scandale, qui se transforme alors en matériau comme les autres. Et Benoît Preteseille d'enrichir son musée imaginaire de pratiques artistiques naguère controversées : performances, tatouages, musique bruitiste et art corporel. Comme dans L'art et le sang ou Maudit Victor, l'auteur dissimule derrière les codes du roman
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché